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Activités, travaux d'élèves, voyages, ressources pédagogiques... Un blog à destination des élèves et des enseignants.

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DNB 2009 - vérifiez vos réponses !


Proposition de corrigé

par TLP


Le sujet commenté : cliquez ici
Les copies de deux professeurs : cliquez ici
 

I / Le portrait de l’estrassier

 

1. Lignes 1 à 11 :

a) Lignes 1 à 5 – Voici les éléments qui caractérisent la vie d’Ali : c’est un homme « pas très âgé » mais « usé par la vie », qui a « dormi dehors » et « bu trop de vin » ; il « n’avait pas de domicile », et « pas vraiment de métier » non plus. En outre, c’est un « estrassier », c’est-à-dire un « chiffonnier ».

b) Il exerce l’activité d’ « estrassier », c’est-à-dire de « chiffonnier » : autrement dit, il va « de poubelle en poubelle » et ramasse « tout ce qui peut se revendre, les cartons, les vieux habits, les pots de verre, même les piles de radio » (lignes 5 à 8).

 

2. Lignes 2 – 3 :

a) Le rapport logique exprimé par le groupe en italique est le rapport de cause.

b) Ce groupe peut être remplacé par la proposition subordonnée « parce qu’il avait dormi dehors et qu’il avait bu trop de vin ». [Remarque : car a le même sens que parce que mais c’est une conjonction de coordination et non de subordination, aussi ne pouvez-vous pas l’utiliser. Puisque, en revanche, peut convenir.]

 

3. Lignes 23 – 24 :

a) Le champ lexical dominant est ici celui de la guerre : « soldat », « monté à l’assaut », « bruit des balles ».

b) On apprend qu’Ali a été soldat, mais aussi qu’il a plus ou moins oublié son passé (« il se souvint que… »), très éloigné de lui (« autrefois, dans sa jeunesse ») alors qu’Ali n’est « pas très âgé » (ligne 3).

 

4. Ligne 38 :

a) « avec d’infinies précautions » est complément circonstanciel de manière.

b) C’est la délicatesse d’Ali qui est ainsi mise en valeur (délicatesse : fait de faire très attention, d’accorder de l’importance au bien-être de l’autre).

c) Un autre indice conforte cette réponse, dans les lignes 43-44 : « Il la tenait dans ses bras, sans oser approcher d’elle son visage à la barbe hirsute. » Ce détail montre qu’Ali ne veut pas effrayer le bébé, ni le toucher avec sa barbe sale et dure.

 

II / La découverte

 

1. Lignes 20 – 21 :

a) Ces phrases retranscrivent les pensées d’Ali.

b) Il s’agit de paroles rapportées au discours indirect libre.

c) Au discours direct, les paroles seraient : « Qui a mis ce carton là, sur mon lit ? Peut-être qu’un autre gars de la chiffe a décidé de s’installer ici, sous le pont ? » [Seuls le temps des verbes conjugués et le déterminant possessif renvoyant à l’énonciateur – Ali – sont modifiés.]

 

2. Lignes 27 à 36 :

La découverte s’effectue à travers l’ouïe (« il entendit », ligne 27, puis le narrateur évoque le canal et la route, lignes 30 et 31), puis le regard (« regarda », ligne 29, « pour voir », ligne 30, « vit », ligne 34 – vous aurez remarqué qu’il y a une gradation : le son précède le regard, puis le regard qui cherche précède la vue effective de l’enfant).

 

3. « quelque chose » (ligne 27) est un pronom indéfini.

 

4. Lignes 28 – 29 :

a) Les expansions du mot « voix » sont « qui appelait » (proposition subordonnée relative), « d’enfant » (nom commun, rattaché à « voix » par la préposition « d’ ») et « de bébé nouveau-né » (groupe nominal prépositionnel, rattaché à « voix » par la préposition « de »).

b) Ces expansions précisent qu’il s’agit d’un bébé ; elles le font de manière progressive : il y a d’abord une voix, puis elle est attribuée à un enfant, enfin à un bébé (c’est donc de plus en plus précis).

 

III / L’enfant sous le pont

 

1. Lignes 38 à 40 :

a) C’est le rapport logique de conséquence qui est exprimé dans les deux propositions en italique. [L’enfant était petite, si bien qu’ Ali devait serrer ses mains… ; elle était légère, si bien qu’ il avait l’impression de tenir une poignée de feuilles.]

b) Ces propositions insistent sur la petitesse et la légèreté du bébé.

 

2. Ligne 43 :

L’expression « cette poupée vivante » fait référence à la petitesse et à la légèreté de l’enfant, qui en font une « chose » fragile et souple comme une poupée, mais elle appelle et s’agite, ce qui montre qu’elle est vivante. [L’expression « poupée vivante » est donc une métaphore, puisqu’elle évoque l’enfant comme un objet auquel on prête vie.]

 

3. Lignes 44 à 46 :

Le bébé est en danger car il est nu et donc exposé au froid ; or, le vent est assez fort pour faire bouger le carton dans lequel était placé le bébé. D’ailleurs, la peau du bébé « était rougie par le froid » (ligne 45) et hérissée (« chair de poule », ligne 46).

 

4. Pour Ali, le bébé représente « quelque chose » de précieux : il « n’avait jamais rien vu de plus joli » (ligne 42), mais aussi de fragile (« délicat et léger », ligne 42), qu’il faut manier « avec d’infinies précautions » (lignes 37-38). On sent qu’elle représente également une sorte de défi pour cet homme habitué à vivre seul dans des conditions difficiles : il devra songer à la protéger du froid, à ne pas l’effrayer ou la blesser (voir questions I / 4 et III / 1, 2, 3).

 

Réécriture (4 points, soit 8 x 0,5)

 

Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher […] sous leur couverture militaire qui les abritait du froid comme une tente.


Remarque : "sous leurs couvertures militaires qui les abritaient du froid comme des tentes" devrait être accepté aussi... mais soyons prudents et attendons la correction officielle !
 

Le texte de la dictée

 

Dans les villages, on ne lui donnait guère : on le connaissait trop ; on était fatigué de lui depuis quarante ans qu’on le voyait promener de masure en masure son corps loqueteux et difforme sur ses deux pattes de bois. Il ne voulait point s’en aller cependant, parce qu’il ne connaissait pas autre chose sur la terre que ce coin de pays, ces trois ou quatre hameaux où il avait traîné sa vie misérable. Il avait mis des frontières à sa mendicité.

Maupassant,

Contes du jour et de la nuit.

 

Les mots écrits au tableau étaient : « loqueteux » et « hameaux ».

Les « difficultés » (la dictée, en fait, n’en comporte guère) étaient :

   - l’accord de « on » se fait au singulier (certains sont tentés de le faire au pluriel), donc le participe passé « fatigué » est masculin singulier (« on » = « quelqu’un, n’importe qui ») ;

   - les homophones grammaticaux (ne pas confondre « on » avec « ont » ; « ses » avec « ces » et inversement, « où » pronom relatif avec « ou » conjonction de coordination) et lexicaux (mais qui confondrait « pattes » avec « pâtes » dans ce contexte ?) ;

   - quelques mots : « guère », « masure », « difforme », « mendicité ».

 

Soyons honnête (au singulier, car c’est ici un « nous » dit « de majesté », qui n’engage en vérité qu’un seul énonciateur) : cette dictée est de niveau sixième.

 

 

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T
Merci de ta visite, Bérengère. Et profite déjà du soleil et du calme, même si les résultats officiels du DNB ne sont pas encore publiés :)
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B
Merci beaucoup pour cette PROPOSITION de correction!
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