Activités, travaux d'élèves, voyages, ressources pédagogiques... Un blog à destination des élèves et des enseignants.
Thème de recherche 2012 : THESEE
Selon le mythe, Thésée est le jeune héros audacieux et aventureux qui pour le bien des hommes et des femmes de son pays combattit, vainquit et tua en Crète le Minotaure. Echappé des pièges du labyrinthe, il fonda Athènes, capitale de l’esprit, et mit en place les bases d’une démocratie future.
On pourra donc s’intéresser dans cette étude à l’enfance de Thésée à Trézène, à ses aventures et à ses exploits dans le Péloponnèse et en Attique où il soumit les brigands. On pourra bien sûr suivre ses aventures en Crète, évoquer sa descente aux Enfers, son amitié avec Pirithoos, son enlèvement d’Hélène, mais aussi étudier son statut de héros athénien par excellence : vaillant rassembleur de cités, il s’éloigna du régime monarchique, introduisit la liberté de paroles à Athènes et, quoique antérieur à la démocratie, il fut selon la tradition athénienne du Vème siècle tenu pour le fondateur et représentant symbolique de l’esprit démocratique.
C’est cette dernière image de Thésée, adulte et sage, qui pourra être l’objet d’une étude plus approfondie. On pourra ainsi lire avec profit la pièce d’Euripide, Les Suppliantes et insister sur le rôle politique de Thésée, sur sa réforme de la monarchie et sa critique de la tyrannie.
Il sera également intéressant pour les élèves de lire les Vies parallèles de Thésée et de Romulus de Plutarque et de s’interroger sur les points communs des deux héros : fils de dieux, voleurs de femmes, fondateurs de cités illustres : l’un et l’autre ne gardèrent pas le titre de roi et malgré des choix qui furent parfois contraires, ils restèrent les ardents défenseurs d’un pouvoir populaire qui lutte contre toute forme d’oppression ou d’autorité excessive ; lutte ô combien d’actualité pour la jeunesse d’hier et d’aujourd’hui.
L’Histoire des Arts fournira de nombreux supports céramiques qui se sont largement inspirés du mythe de Thésée.
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Thème de recherche 2011 : LA COLONISATION GRECQUE
Dans un souci de simplification, le thème laisse délibérément de côté les premières formes de précolonisation et s’attache aux migrations de la grande période, mieux connue, qui commence au milieu du VIIIème siècle. On s’attachera d’abord à l’étude des causes de ce vaste mouvement (sécheresse, disette, surpopulation, luttes intestines…), à ses modalités et au rôle des villes métropoles, voire parfois des oracles. Mais il faudra naturellement découvrir l’ampleur des échanges qu’elle va permettre en Méditerranée : l’établissement de voies commerciales vers les côtes occidentales, l’organisation de véritables empires militaires et politiques (Athènes, Corinthe…), mais aussi l’extension de la Polis et les relations avec les peuples indigènes. C’est ainsi que la Grande Grèce et la Sicile pourraient particulièrement faire l’objet d’études approfondies, parce qu’elles devinrent très tôt le centre d’une brillante civilisation : philosophie, littérature, céramique, sculpture s’y développèrent de façon souvent très originale. L’intérêt pour la Grande Grèce et la Sicile est d’autant plus grand qu’elles jouèrent un rôle non négligeable dans le développement économique, politique et intellectuel de Rome, au point d’être un enjeu majeur et constant de sa politique.
Cette année encore le thème pourra donner lieu à des études en lien avec l’enseignement de l’Histoire des Arts.
Sur la Grande Grèce : Magna Grecia
Thème de recherche 2010 : LE SIECLE DE PERICLES
Qu'est-ce que "le siècle de Périclès" ? Un siècle d'or que tant d'épigones chercheront à imiter, Auguste à Rome, Philippe II en Espagne, Louis XIV en France, Frédéric II en Prusse, Pierre le Grand en Russie ? Une expression abusive des historiens ? Une conjonction prodigieuse de réussites ?
Il faudrait tout d'abord expliquer ce qu'il fut, pourquoi Athènes devint "l'école de la Grèce", analyser sa puissance hégémonique, le rôle de la Ligue de Délos, se familiariser avec les créations artistiques et intellectuelles restées comme modèles pour l'éternité (Théâtre, Histoire, Philosophie, Architecture, Sculpture, Peinture, Céramique...), s'interroger sur la notion de classicisme et la place de l'Homme "mesure de toute chose", se demander pourquoi ces cinquante années restent attachées au nom d'un homme qui sut s'entourer des meilleurs esprits, ne pas oublier non plus les aspects les moins glorieux, tels que l'esclavage ou l'impérialisme athénien...
Enfin se convaincre que c'est au Ve siècle que s'affirme le discours qui "dit l'Homme" et fait de l'art de raisonner la clé de sa pensée libre ; en effet sans les rhéteurs et les sophistes, les plus grands créateurs n'auraient pas atteint ce degré de perfection qui assura la suprématie d'Athènes et le développement intellectuel qui reste un modèle pour les cultures occidentales.
Accéder à la page du Siècle de Périclès
Thème de recherche 2009 : ALEXANDRIE, ENTRE ANTIQUITE ET TEMPS MODERNES
A l'heure où l'on envisage de créer une "Union Méditerranéenne", il peut paraître intéressant de se pencher sur la ville qui, fondée par la volonté d'un homme, Alexandre le Grand, profita de sa situation au carrefour de trois continents pour devenir un lieu exceptionnel d'échanges commerciaux et culturels.
Capitale de l'Hellénisme, elle reste puissante sous la domination romaine, se révèle un centre majeur de la diffusion du Christianisme, et demeure, aujourd'hui, après les avatars de diverses conquêtes, l'un des plus importants ports de la Méditerranée.
Même en se limitant aux périodes grecque et romaine, on aura plaisir à faire découvrir l'urbanisme déjà moderne qu'Alexandre confia à Dinocrate de Rhodes, mais aussi les magnifiques monuments qui pendant toute l'Antiquité vinrent progressivement embellir la vaste ville (Palais Royal des Ptolémée, maisons à étages, le Phare, les ports, le Musée et sa Bibliothèque...).
Mais, plus que tout sans doute, ce sont les sciences qui se développèrent autour d'Alexandrie, et cela pourra donner lieu à un intéressant travail interdisciplinaire. Ptolémée attira très tôt d'illustres médecins, mathématiciens et astronomes : Euclide et la géométrie, Apollonios de Perga et les sections coniques, Hipparque et la trigonométrie, Archimède le mathématicien et physicien, Aristarque de Samos et Eratosthène pour les raisonnements sur la terre et les étoiles...
La poésie, quant à elle, même si elle s'adonne un peu trop souvent au goût de l'érudition, compte des noms aussi illustres que ceux de Callimaque, d'Apollonios et de Théocrite.
Il serait certainement difficile de se priver du plaisir d'évoquer César, Cléopâtre, Antoine et Césarion, dont la littérature, et plus encore le cinéma, ont entretenu sinon l'histoire du moins la légende.
On pourra encore faire réfléchir les élèves sur l'exceptionnelle pérennité d'Alexandrie qui, selon André Bonnard, a fait d'elle "la première arche d'un pont jeté entre l'Antiquité et les temps modernes".
Lire la Guerre d'Alexandrie du pseudo-César
Aller à la page de la Guerre d'Alexandrie (présentation)
Thème de recherche 2008 : LES ARTS PLASTIQUES DANS L'ANTIQUITE
Une très belle exposition vient d'être consacrée au Louvre à Praxitèle ; le plus passionnant de ce qu'elle donne à voir et à comprendre n'est peut-être pas tant le talent et la manière du célèbre sculpteur que ce qu'il est advenu de ses œuvres dans les siècles qui ont suivi, tant en Grèce qu'à Rome : tantôt pillées, tantôt copiées, toujours admirées, elles font maintenant partie de l'héritage de tous.
C'est la raison pour laquelle nous proposons cette année aux élèves latinistes et hellénistes de 4ème et de 3ème de se pencher sur les arts plastiques dans l'Antiquité : leur fonction religieuse et civique, leur place dans la vie publique et privée, les techniques employées, les artistes célèbres et les anonymes, l'évolution des styles, mais aussi le sort qui leur fut réservé, de siècle en siècle, au cours de l'histoire ; reliques d'un temps révolu, modèles à copier ou à dépasser, ils occupent, depuis leur création, une place importante en Occident.
Plus que pour d'autres thèmes précédemment proposés, l'interdisciplinarité s'impose ; arts plastiques, histoire, et naturellement littérature : les conceptions et la place de l'art dans l'antiquité, les descriptions d'œuvres, notamment de celles qui ont disparu, les enjeux politiques et culturels, particulièrement à Rome (cf. De Signis, de Cicéron, par ex.), à la Renaissance en Europe, ou, plus récemment, en Occident où les modèles antiques ont été souvent utilisés à des fins précises, parfois très éloignées de celles des maîtres grecs.
Thème de recherche 2007 : L'ETRANGER DANS L'ANTIQUITE
En choisissant pour le concours ATHENA 2007 le thème de l'Etranger, nous avons voulu, comme souvent, conduire les élèves à une double démarche : d'une part, apprendre à connaître le statut de l'Etranger dans l'Antiquité et ainsi comprendre ce que recouvre la notion d'hospitalité, et, d'autre part, porter un regard plus averti, engager une réflexion nourrie du dialogue avec les auteurs grecs et latins sur les graves questions qui se posent aujourd'hui à notre Europe face aux flux migratoires et aux problèmes d'intégration.
Le thème est très riche, tant chez les Grecs que chez les Romains. On pense bien sûr au statut du "métèque" athénien mais aussi au rôle très important que les étrangers jouent à Rome. Toutefois il serait sans doute aussi très intéressant d'analyser, chez Homère déjà, le lien très étroit entre philos et xénos, et, en latin, le doublet hostis-hostes.
L'étude de ce thème pourra se nourrir de lectures très diverses, montrant tantôt la crainte des bouleversements politiques et moraux que l'étranger apporte avec lui (Cicéron par exemple) tantôt la curiosité et l'envie de s'enrichir (Hérodote, Pline le Jeune par exemple). Ce thème, plus que le précédent sans doute, peut donner lieu à des études interdisciplinaires (IDD) notamment avec les professeurs d'histoire (autour de l'évolution des statuts, au cours des siècles, en Grèce, à Rome et dans l'Empire, des citoyens, métèques, colons, municipes...).